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 L'histoire des 13 colonies

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Helia Fal
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MessageSujet: L'histoire des 13 colonies   Dim 13 Jan - 6:13

Les treize colonies britanniques d'Amérique du Nord ou Treize colonies, issues de l'Empire britannique, sont les colonies fondatrices des États-Unis d'Amérique. Elles sont situées entre la Nouvelle-Écosse et la Floride et entre l'Atlantique et les Appalaches.

Unies en 1775, elles signent la déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique en 1776 et se séparent de la Grande-Bretagne. Cet évènement entraîne la Guerre d'Indépendance des États-Unis d'Amérique et mène à l'Indépendance des États-Unis d'Amérique.

L'histoire des Treize colonies est partie liée avec celle des colonies européennes et plus particulièrement britanniques de la côte atlantique. Différenciées quant à leur statut et leur origine politique, elle sont marquées par une grande hétérogénéité.


Quakers embrassant des Indiens en Pennsylvanie.


Fondation des colonies anglaises d'Amérique (XVIIe siècle)
Quelques dates de fondation :

  • Jamestown (Virginie) - 1607
  • Plymouth (Massachusetts) - 1620
  • Colonie de la baie du Massachusetts - 1630
  • Maryland - 1634
  • Rhode Island - 1636
  • Connecticut - 1639
  • New Hampshire (Province royale) - 1679
  • Philadelphie (Pennsylvanie) - 1681
  • Géorgie - 1733

À la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, l'Angleterre se lance dans une politique de conquêtes coloniales. Les rivalités avec la France et l'Espagne, la volonté de devenir une puissance maritime et de découvrir le passage du Nord-Ouest vers l'océan Pacifique encouragent Londres à explorer puis coloniser l'Amérique du Nord.


Virginie
Article détaillé : Histoire de la Virginie.
En 1584, Sir Walter Raleigh (1554 - 1618) explore les côtes de la Virginie, qu'il baptise en l'honneur de la reine Elizabeth I. En 1585, une colonie est fondée sur une île de la côte est, mais elle échoue dans des conditions non élucidées. Le mathématicien Thomas Harriot qui l'accompagnait dresse une première carte de la région.


Les territoires octroyés par Jacques Ier aux compagniesLe roi Jacques Ier (1603-1625) hérite du territoire compris entre le 34e et le 45e degré de latitude, qu'il partage entre la compagnie de Londres et celle de Plymouth. Ces dernières espèrent découvrir des mines d'or et d'argent. C'est finalement la pêche à la morue au nord et la culture du tabac au sud qui deviennent les bases de l'économie coloniale. La fertilité du sol attire de nouveaux colons, et l'émigration anglaise est favorisée par les troubles politiques et religieux. La ville de Jamestown est fondée en 1607 par les envoyés de la compagnie, sur les terres d'un chef Potomac Powathan : elle compte à cette époque une centaine d’habitants. L’agriculture et les conditions de vie sont mauvaises pour les colons car les terres sont insalubres.


Massachusetts
Articles détaillés : Histoire du Massachusetts et Histoire de Boston.
À partir de 1605, Du Gua et Samuel de Champlain explorent la côte au sud du Canada jusqu’au cap Cod. En 1620, une centaine de puritains débarquent du Mayflower et fondent Plymouth (Massachusetts). Le mode d'organisation de la colonie est discuté à bord du bateau : c'est le Mayflower Compact. Les Pères pélerins nouent des relations de voisinage distant avec les indigènes, qui leur permettent de survivre, en leur donnant du maïs, des potirons et des dindons : en 1621 est célébré le premier Thanksgiving. Les querelles religieuses en Angleterre renforcent l’arrivée de nouveaux puritains dans cette région. Mais il y a aussi de nombreux protestants allemands qui fuient la misère et les persécutions religieuses (on compte ainsi 10 000 Allemands avant l’indépendance). Les puritains de Boston et Providence se lancent dans le commerce triangulaire. Ils achètent des esclaves en Afrique et les revendent en Virginie au Maryland ou sur les marchés antillais. Au milieu du XVIIe siècle, Boston est devenue avec ses 3000 habitants, le centre de la Nouvelle-Angleterre. Des missionnaires tentent d’évangéliser les Indiens. De nouveaux groupes de protestants arrivent en Nouvelle-Angleterre : anabaptistes et quakers qui sont persécutés au Massachusetts et qui s’établissent dans des colonies voisines.


New York et les colonies du centre
Article détaillé : Histoire de New York.
D'abord exploré par Giovanni da Verrazano pour le compte de la France en 1524, le site de New York est ensuite reconnu par Henry Hudson en 1609. Le navigateur britannique reconnaît la baie de New York puis le fleuve baptisé en sa mémoire, l'Hudson River. Les Hollandais occupent ensuite la Nouvelle-Amsterdam dès 1614. En 1626, le directeur de la colonie Peter Minuit achète l’île de Manhattan aux Amérindiens. En 1664, le roi Charles II d'Angleterre offre la Nouvelle-Amsterdam à son frère, le Duc d'York. Les Anglais s'emparent de New York au cours de la même année.

Les fondations se multiplient dans les années 1630 : Sir George Calvert (Lord Baltimore) crée la colonie du Maryland en 1632 ; elle accueille les catholiques persécutés en Angleterre. Le Rhode Island apparaît en 1638 par l'action d'Anne Hutchinson.

En 1664, les Anglais s’emparent de New York et de sa région, chassant les colons hollandais et suédois qui avaient tenté de s'implanter sur ces côtes.


Pennsylvanie
Article détaillé : Histoire de la Pennsylvanie.
Plus au sud, l’exploration de la vallée du Delaware commence au début du XVIIe siècle. Les premiers colons suédois, hollandais et anglais revendiquent tour à tour les rives du fleuve : la Nouvelle-Suède, fondée en 1638, est annexée aux Nouveaux-Pays-Bas en 1655. Puis la région passe définitivement dans le giron britannique en 1674.

En 1681, le roi d’Angleterre Charles II octroie une charte au quaker William Penn (1644–1718), en échange de l’annulation d’une dette que le gouvernement devait à son père. Par ce document, la colonie de Pennsylvanie est officiellement fondée.

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MessageSujet: Re: L'histoire des 13 colonies   Dim 13 Jan - 6:15

Les problèmes coloniaux : vers la Révolution américaine

Carte des treize colonies vers 1775 Au XVIIe siècle, l’essentiel des décisions relèvent de la consultation du Conseil Privé (Privy Council). Son rôle tend à diminuer au XVIIIe siècle au profit du Cabinet mais il conserve une certaine prééminence dans les affaires coloniales. Ses décisions portent le nom de « ordre en conseil » (Order in Council). Depuis 1690, le Board of Trade and Plantations est l’organisme le plus compétent en matière coloniale. Il dépend du Conseil privé dont il est une émanation. Londres veut renforcer son autorité. Cette volonté s’exprime notamment dans sa politique de réduction du nombre de colonies à charte : un exemple, la Virginie, qui devient au XVIIIe siècle une colonie de la Couronne.
Cependant, après des expériences infructueuses au siècle précédent, de 1715 à 1748, lors d'une période qualifiée en 1775 par Edmund Burke de « négligence salutaire » (Salutary Neglect), la Métropole s’immisce le moins possible dans les affaires des colonies. Londres néglige ses colonies et les conflits d’intérêts se font rares.
À partir de 1748, le gouvernement change de cap. Après la Guerre de Succession d'Autriche la politique du Board of trade se fait plus musclée. Le comte d’Halifax, administrateur appliqué et énergique, décide de mettre un terme à une politique jugée trop laxiste. Son inquiétude grandit quand il prend conscience que les colonies se sont parfaitement accommodées à cette « négligence » et tendent à oublier leur sujétion à la Couronne. Enfin, la contrebande, notamment de mélasse, s’est généralisée.

« Une résistance réussie est une révolution et non une rébellion ». John Wilkes à la Chambre des Communes, 1775.

« Nous tenons pour totalement évidentes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la quête du bonheur. » Déclaration unanime des treize Etats-Unis d’Amérique réunis en Congrès le 4 juillet 1776.

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MessageSujet: Re: L'histoire des 13 colonies   Dim 13 Jan - 6:19

Loyalistes

On appelle Loyalistes les colons américains de diverses origines ethniques qui soutenaient la Grande-Bretagne durant la GUERRE DE L'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE (1777-1783). En 1789, le gouverneur général de l'AMÉRIQUE DU NORD BRITANNIQUE, lord Dorchester, proclamait le droit des Loyalistes et de leurs enfants d'ajouter les lettres), governor-in-chief of « UE » à leur nom pour manifester ainsi leur appui à l'unité de l'Empire, d'où l'appellation « United Empire Loyalist », ou UEL. À l'origine, le terme ne s'appliquait qu'aux colonies canadiennes. Il n'a été officiellement accepté dans les Maritimes qu'au XXe siècle.
Afin de déterminer qui avait droit à une indemnité pour les pertes subies pendant la guerre, la Grande-Bretagne définissait clairement qui étaient les Loyalistes : ceux qui étaient nés ou qui vivaient dans les colonies américaines lorsque la guerre a éclaté, qui avaient grandement servi la cause royale et qui avaient quitté les États-Unis à la fin de la guerre ou peu après. Ceux qui sont partis beaucoup plus tard, surtout pour obtenir des terres et pour fuir l'intolérance grandissante des Américains envers les minorités, sont souvent appelés les Loyalistes « tardifs ».

Les raisons des Loyalistes pour demeurer fidèles à la Grande-Bretagne sont nombreuses et fort variées. D'aucuns manifestaient ainsi leur loyauté à la Couronne ou craignaient que la révolution n'entraîne le chaos en Amérique. De nombreux autres étaient d'accord avec les rebelles pour dire que la Grande-Bretagne avait des torts envers l'Amérique, mais croyaient qu'il fallait chercher une solution à l'intérieur de l'Empire.




D'autres enfin, dont des membres de minorités linguistiques et religieuses, de nouveaux immigrants pas encore intégrés à leur nouvel environnement, des Noirs et des Amérindiens, se voyaient faibles ou menacés par la société américaine et cherchaient un allié à l'extérieur. À l'époque, il était dangereux d'exprimer sa loyauté envers la Couronne et ceux qui défiaient les révolutionnaires pouvaient se voir privés de leurs droits fondamentaux, se faire attaquer par la foule ou se faire jeter en prison. Tous les États en sont venus à taxer ou à confisquer les biens des Loyalistes.



Pendant la guerre, plus de 19 000 Loyalistes, auxquels se sont joints plusieurs milliers d'Amérindiens, ont servi la Grande-Bretagne au sein de corps provinciaux spécialement créés pour eux. D'autres se sont réfugiés dans des bastions comme New York ou dans des camps de réfugiés comme ceux de Sorel et de Machiche, au Québec. Entre 80 000 et 100 000 Loyalistes ont fini par s'enfuir, dont à peu près la moitié au Canada. La majorité de ces Loyalistes était des fermiers. Ils n'étaient ni fortunés, ni de rang social élevé. Leurs origines ethniques étaient très variées et bon nombre étaient de nouveaux immigrants. Les Loyalistes de race blanche amenaient avec eux d'importants contingents d'esclaves noirs. Des Noirs libres et des esclaves qui s'étaient échappés et avaient combattu avec les troupes loyalistes sont venus s'établir au Canada tout comme au moins 2000 alliés amérindiens, surtout des Iroquois des Six-Nations de l'État de NewYork.
La plus grande vague de Loyalistes est arrivée dans ce qu'on appelle aujourd'hui le Canada en 1783 et en 1784. Quelque 30 000 Loyalistes se sont établis dans les PROVINCES MARITIMES. On en retrouvait presque partout le long des côtes de la Nouvelle-Écosse de même qu'au Cap-Breton et à l'île Saint-Jean (Î.-P.-É.). Les deux principaux peuplements étaient installés dans la vallée du fleuve Saint-Jean et temporairement à SHELBURNE, en Nouvelle-Écosse. Les Loyalistes ont submergé les 20 000 Américains et Français qui étaient là avant eux, ce qui a donné lieu à la création du Nouveau-Brunswick et du Cap-Breton en 1784.

Des 2000 Loyalistes venus dans le territoire qui est aujourd'hui le Québec, certains ont choisi la Gaspésie, le long de la baie des Chaleurs, et d'autres ont opté pour la seigneurie de Sorel, à l'embouchure de la rivière Richelieu. Environ 7500 sont allés vers ce qui allait devenir l'Ontario, s'installant principalement le long du fleuve Saint-Laurent jusqu'à la baie de Quinte. Il y avait aussi d'importants établissements dans la péninsule de Niagara et le long de la rivière Détroit, avec des ramifications plus tardives le long de la rivière Thames et à Long Point. Les Loyalistes Iroquois se sont pour leur part installés à proximité de la rivière Grand. Les Loyalistes ont pour ainsi dire peuplé la région, ce qui a mené à la création d'une nouvelle province, le HAUT-CANADA, en 1791. Ils ont en outre joué un rôle important dans l'établissement d'institutions éducatives, religieuses, sociales et gouvernementales.

Bien qu'ils aient été plus tard considérablement dépassés en nombre par d'autres immigrants, les Loyalistes et leurs descendants, tels qu'Egerton RYERSON ont exercé une influence forte et durable. Le Canada moderne a hérité d'eux, entre autres, un certain conservatisme, une préférence pour l'« évolution » plutôt que la « révolution » en matière gouvernementale et un penchant pour une société pluraliste et hétérogène.

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